Risques vasculaires chez les schizophrènes dus aux antipsychotiques

Publié le par Axel Lepajolec-Raoul

Les troubles cardiovasculaires représentent la première cause de décès chez les schizophrènes. Deux phénomènes sont à l’origine de ce problème.

Premièrement, les patients atteints de schizophrénie possèdent naturellement une intolérance au glucose, une résistance à l’insuline et une tendance à l’accumulation du gras viscéral. Cela engendre un risque de dysfonctionnement  métabolique, accru par des comportements couramment associés à cette pathologie tels que le tabagisme, la  prise d’alcool, la mauvaise alimentation et le manque d’activité physique.

A cela vient s’ajouter la prise d’antipsychotiques atypiques. En effet, un gain de poids conséquent a été observé chez plus de 50% des patients ayant recours à ce genre de traitements. Ce symptôme apparait dès le début du traitement et ne disparait pas à long terme. Il est causé par un dérèglement du métabolisme du patient ayant probablement pour origine l’inhibition des récepteurs H1. Ces antipsychotiques atypiques sont aussi la cause de résistance à l’insuline, pouvant mener à de nouveaux troubles métaboliques (diabètes  de type II, dyslipidémie et hypertriglyceridémie). Ces symptômes incitent les médecins à penser à une atteinte du métabolisme des glucides et des lipides.

Pour ces raisons, les patients schizophrènes présentent un risque très élevé de problèmes cardiovasculaires. Il est donc nécessaire de contrôler tous les facteurs à risques avant et pendant toute la durée du traitement. Si un gain de poids se fait remarquer, il sera alors conseillé de changer de traitement.

Des recherches se tournent actuellement vers le traitement de la résistance à l’insuline et de la prise de poids.

Source : http://www.ciminfo.org 

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