Malaria : découverte d’une nouvelle intéraction entre le parasite et les cellules du sang

Publié le par Anaïs Ley

La Malaria ou paludisme, transmise pas les piqures de moustiques, fait  actuellement entre 350 et 500 millions de nouveaux cas par an. Plus d’1 million de personnes meurent chaque année de cette épidémie, majoritairement concentrée en Afrique sub-saharienne. La recherche dans ce domaine est donc un enjeu important pour ces populations.

Des chercheurs de l’université de Virginie, Virginia Commonwealth University, ont découvert un nouveau mécanisme d’entrée du parasite de la malaria dans les cellules sanguines humaines. Cette découverte est une avancée prometteuse pour la lutte contre cette maladie et l’émergence de cocktails de vaccins.

On savait depuis quelques années déjà que la protéine Glycophorine B, présente sur la surface des cellules du sang, permettait au parasite de la malaria, Plasmodium Falciparum, d’envahir l’hôte. Mais une nouvelle étude a permis de découvrir la manière dont le parasite se lie à la Glycophorine B. En effet, il existe sur cette protéine un site d’attachement spécifique : la molécule EBL-1.

C’est cette molécule, maintenant identifiée, qui va pouvoir servir de cible dans le développement de certains vaccins.

L’équipe de recherche a également émis une hypothèse : le parasite de la malaria serait la cause de la perte du gène codant pour la Glycophorine B chez les pygmées de la forêt d’Ituri en République Démocratique du Congo. Il serait possible qu’une sélection  naturelle due au parasite ait eu lieu. En effet, de nombreuses personnes de cette région présentent des cellules sanguines inhabituelles ou mutées sur leur surface.

Ces changements sur la surface des cellules du sang pourraient être corrélés à la gravité de la maladie voire à la résistance contre cette dernière. On peut citer comme exemple les Africains, déjà protégés contre une autre forme de Malaria due au parasite Plasmodium Vivax. En effet, la molécule à laquelle se lie Plasmodium Vivax n’est pas présente à la surface des cellules sanguines, ceci étant du à une mutation.

…La fin de l’endémie est-elle proche ?


Source :
http://www.eurekalert.org

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