Le cerveau des fœtus atteint par un antiépileptique, le Valproate

Publié le par Louise Ricard

Le développement du cerveau d’un fœtus peut être atteint lorsque la mère se soigne avec du Valproate, un antiépileptique.

En  effet, une étude publiée le 16 avril 2009 dans le New England Journal of Medicine conclue que des enfants âgés de trois ans, exposés au Valproate lorsqu’ils étaient dans l’utérus de leur mère, ont des scores de QI neufs points plus faibles que d’autres enfants du même âge exposés à d’autres antiépileptiques.

 

Le problème se pose car beaucoup de femmes arrivent à bien contrôler les crises avec le Valproate.

 

Dr Kimford Meador, professeur de neurologie à la faculté de médecine Emory à Atlanta, dit que toutes femmes étant en âge pour tomber enceinte devrait essayer d’autres traitements avant de prendre le Valproate. De plus, ajoute Dr Meador, il a été démontré que le médicament cause chez environ 10% des enfants exposés des défauts congénitaux, et ce dès la naissance.

 

Une étude, NEAD (neurodevelopmental effects of antiepileptic drug study), a été menée auprès de 309 enfants provenant de 25 centres situés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Les mères de ces enfants prenaient lors de leur grossesse un des quatre médicaments les plus prescrits : le carbamazépine, le lamotrigine, le phenytoin et le valproate.

 

Les résultats :

-       Lamotrigine : la moyenne de QI est de 101.

-       Phenytoin : la moyenne de QI est de 99.

-       Carbamazépine : la moyenne de QI est de 98.

-       Valproate : la moyenne de QI est de 92.

Les résultats sont clairs, le Valproate agit sur l’intelligence des fœtus. L’étude a également montré que l’enfant est plus ou moins atteint selon la dose prise par la mère : plus la dose est importante, plus l’enfant est touché.

Dr Meador suspecte également ce médicament d’être à l’origine de la perte de cellules dans le cerveau du fœtus. L’action du médicament serait équivalente à celle de l’alcool.

 

Il est donc déconseillé aux femmes de prendre le Valproate. Enfin, si elles veulent arrêter le traitement, elles doivent le faire avec douceur, pour éviter de provoquer des crises.

 

Sources : http://www.nlm.nih.gov/

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